Résumé du Livre : « 100 questions-réponses sur l’infertilité » par le site de Magicmaman
100 questions-réponses sur l'infertilité

Résumé du Livre : « 100 questions-réponses sur l’infertilité » par le site de Magicmaman

Extrait de la Préface « 100 questions-réponses sur l’infertilité » :

Nombreux sont les couples en France à être concernés par l’infertilité. En effet, en 2018, on estime que 1 couple sur 5 environ n’arrive pas à concevoir d’enfant…soit près de 1,5 millions de personnes. Dans chaque classe de maternelle, 1 à 2 enfants sont nés grâce aux techniques d’AMP (assistance médicale à la procréation : insémination artificielle, fécondation in vitro, fécondation i, vitro avec ISCI, accueil d’embryon) ou sont issus de l’adoption. Cependant, en dépit de cette importante prévalence, l’infertilité, l’infertilité reste taboue. Et pourtant, c’est un véritable problème de santé publique. Ecrite par la présidente de l’Association MAIA, Laetitia Poisson. 

Paru en 2018, ce livre a été réalisé en partenariat avec le site Magicmaman, sous la direction de Claire Schneider avec Claude de Faÿ et Julie Martory.

Ce livre est un genre vraiment différent de ce qui se fait normalement car il rassemble 100 réponses de 17 experts qui répondent à 100 questions que beaucoup de couples se posent dans leur parfois long parcours vers la parentalité.

Je l’ai trouvé par hasard en faisant mes courses dans un supermarché et je suis bien heureuse de l’avoir acheté pour vous en parler. J’aurais bien aimé lire ce genre de livre, 8 ans auparavant !

En tout cas, je vais vous dévoiler ce qu’il contient et pourquoi il est important de le lire. Si vous faites partie des couples qui aimeraient comprendre comment augmenter sa fertilité, alors cet ouvrage est pour vous.

100 questions réponses sur l'infertilité

Partie 1 : C’est quoi l’infertilité ?

Définition de l’infertilité

A quel moment, un couple est-il considéré comme infertile ? Si toujours pas de grossesse, après 12 à 18 mois de tentatives sans contraception et avec des rapports sexuels réguliers, alors les experts recommandent de consulter un spécialiste.

Attention à l’âge !

La fertilité féminine diminue avec l’âge. C’est un facteur majeur à prendre en compte quand on envisage de devenir parents. D’après l’INSERM et l’enquête périnatale de 2016, l’âge moyen de la première grossesse recule, elle se situait vers 26,5 ans en 1977 à 30,4 ans en 2016.

En octobre 2018, un autre article publié par l’INED vient confirmer cette tendance des français qui procréent de plus en plus tard.

La période la plus fertile chez les femmes se situe entre 25 et 35 ans. Passé les 35 ans, les chances de concevoir sont de 66% et vont continuer à baisser d’année en année.

Il faut aussi ajouter que plus l’âge de la femme recule, plus grands sont les risques de fausses de couches mais également d’anomalies chromosomiques.

Qui consulter et que faire en cas d’infertilité ?

Seulement 10 à 15% des couples consultent leur gynécologue ou leur médecin traitant. C’est souvent ce dernier qui recommandera d’aller visiter un spécialiste en procréation médicalement assistée (AMP ou PMA).

Commencez par faire un bilan de fertilité !

Ce bilan a pour but de vérifier et d’analyser les causes de l’infertilité du couple. Chez la femme, le spécialiste examinera les cycles ovulatoires, fera un dosage hormonal et demandera d’autres tests plus pointus comme :

  • Le test Hühner = examen de la glaire cervicale
  • Hystérosalpingographie
  • Echographie pelvienne

Tandis que chez l’homme, un spermogramme sera souvent préconisé.

Entre la page 50 et 53, les auteurs ont rajouté un tableau qui reprend les examens du bilan de fertilité chez l’homme et la femme. Ce tableau comprend 3 colonnes :

  • Le nom de l’examen,
  • Son principe et
  • Son objectif

Je l’ai trouvé très utile pour mieux comprendre certains termes médicaux qui faut l’avouer n’est pas toujours simple.

Partie 2 : Les visages de l’infertilité

Les principales causes de l’infertilité

D’après les auteurs, les principales causes de l’infertilité chez la femme peuvent se classer en 3 catégories :

  1. Les troubles ovulatoires

Les troubles ovulatoires représenteraient la première cause d’infertilité féminine. On parle alors d’anovulation (absence d’ovulation) ou d’une dysovulation (ovulation de mauvaise qualité). L’origine de ses dysfonctionnements peuvent avoir une origine hormonale (de la FSH-hormone folliculostimulante et LH-hormone lutéinisante), deux hormones clefs du cycle ovarien. Chez d’autres femmes, l’origine peut être ovarien comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un kyste ovarien, une endométriose ou une insuffisance ovarienne précoce (IOP). N’oublions pas les conséquences de certaines maladies générales comme l’hypothyroïdie, insuffisance rénale, diabète, etc. qui peuvent perturber le fonctionnement des ovaires ou les sécrétions hormonales et donc induire une infertilité.

  • Un trouble morphologique

Un trouble morphologique est diagnostiqué dans presque 25% des femmes infertiles. Dans ce cas, il peut s’agir d’une altération des trompes, un utérus cloisonné, une altération du col de l’utérus ou de fibromes etc.

  • Quand aucune cause n’est retrouvée

Si aucune cause n’a pas pu être dépisté, on parle alors de stérilité ou infertilité inexpliquée. Ce cas représente jusqu’à 10% des couples infertiles. Malgré les avancées médicales, les professionnels de la santé ne peuvent pas encore tout expliquer. Il reste encore beaucoup à découvrir dans ce domaine.

Chez l’homme, les cause de l’infertilité se classent en 2 catégories :omme

  • Les troubles sécrétoires ou troubles de la spermatogenèse

Ce trouble peut altérer le processus de spermatogenèse et donc engendré différents troubles du sperme : azoospermie, nécrospermie,…

  • Les troubles excrétoires

Il s’agit d’une altération des voies génitales qui empêchent les spermatozoïdes de migrer correctement.

Le rôle de l’environnement et de l’alimentation

Depuis plusieurs années maintenant, il est démontré que l’environnement, nos modes de vie, notre alimentation et notre exposition aux polluants et produits toxiques ont un impact négatif sur notre fertilité. Il est donc primordial d’en prendre conscience et de prendre certaines précautions avant de concevoir.

Perturbation du système hormonal

Nous sommes en permanence en contact avec différents produits toxiques et perturbateurs endocriniens. Soit par notre alimentation, l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les produits d’entretien ou les cosmétiques que nous utilisons. Certains de ses composés chimiques sont reconnus ou soupçonnés de reprotoxiques c’est-à-dire pouvant altérer la fertilité chez l’homme et la femme.

Une alimentation saine et équilibrée

L’alimentation de la fertilité reprend les bases d’une alimentation saine et de santé. Pour vous aider à booster votre fertilité, il est intéressant de :

  • Privilégier les aliments à indice glycémique bas comme les céréale complètes, les légumineuses…
  • Augmenter ses portions de fruits et de légumes car ils apportent une grande quantité de vitamines et minéraux nécessaires à une bonne ovulation
  • Choisir des graisses de qualité notamment les oméga 3 en rajoutant dans son alimentation les petits poissons gras, huile de colza, de noix, graines de chia, de lin, etc.
  • Varier les sources de protéines (animales et végétales)

Prendre en compte le poids

Attention au surpoids ou à l’inverse à la maigreur qui peuvent diminuer les chances de conception. L’IMC normal (compris entre 18,5 et 24,9) est considéré comme le poids optimum pour la fertilité mais aussi pour la santé en général.

Tabac et alcool : à éviter dès la conception

En plus des méfaits du tabac sur le fœtus pendant la grossesse, le tabagisme a également un effet négatif sur la fertilité féminine et peut l’altérer de 10 à 40%. Tandis que chez l’homme, le tabac impacte la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. Mais ses effets sont réversibles dès l’arrêt du tabac.

Les perturbateurs endocriniens : à limiter au quotidien

Notre vie quotidienne est de plus en plus impactée par les perturbateurs endocriniens. L’OMS définit les perturbateurs endocriniens comme ceci :

La définition proposée par l’Organisation mondiale de la santé est qu’un « perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous)-populations ».

Le système endocrinien comprend les différentes glandes comme par exemple la thyroïde, les ovaires, testicules etc. Ces glandes sécrètent les hormones qui régulent entre autres les organes responsables de la conception.

Malheureusement, ces substances chimiques se trouvent partout autour de nous. Il est donc difficile de les identifier mais c’est surtout l’effet « cocktail » qui est à éviter.

Les plus connus sont :

  • Les phtalates
  • Le Bisphénol A (BPA)
  • Les pesticides
  • Les parabènes

En l’absence de résultats scientifiques probants, il est recommandé d’appliquer le principe de précaution !

Partie 3 : Les traitements de l’infertilité

En plus des réponses aux questions que vous pourrez lire liées sur cette thématique ; cette partie traite des possibilités de traitements de l’infertilité. Une fois le bilan établit et que la source de non-conception a été identifiée, l’équipe médicale va proposer au couple une prise en charge personnalisée.

Cette partie vous apportera des réponses sur la FIV (fécondation in vitro), l’insémination artificielle, les traitements hormonaux, la stimulation ovarienne, le taux de réussite d’une fiv, etc.

Partie 4 : L’infertilité côté psy

Quel est le rôle du mental dans le processus de conception ? On entend souvent nous dire : « T’y penses trop ! » « Arrête de stresser ! ». Il est vrai que la médecine a fait d’énormes progrès en la matière mais pourtant une grossesse n’est pas toujours au programme malgré les techniques d’AMP (PMA). Concevoir un enfant ne se limite donc pas simplement à « jouer » avec des éprouvettes. Il semblerait qu’il y ait un aspect psychologique à ne pas négliger et à prendre en considération à toutes les étapes du parcours d’AMP (PMA).

L’infertilité peut-elle être psychologique ?

Le stress, ennemi de la fertilité

On ne peut pas nier l’effet du stress sur la fertilité féminine mais aussi masculine. Chez l’homme, un stress intense peut affecter la spermatogenèse. Tandis que chez la femme, les cycles peuvent devenir irréguliers ou alors l’ovulation peut se bloquer sur un ou plusieurs cycles. L’explication serait en partie hormonale, l’axe hypothalamo-hypophysaire, chef d’orchestre des hormones de la fertilité, est en effet très sensible à l’état émotionnel.

Quant l’inconscient met en suspens la fertilité

Sans le savoir, notre inconscient joue un rôle sur la fertilité. Il est très actif dans la construction de nos vies et dans le fonctionnement de notre corps. Il se trouve que lorsque qu’il existe un conflit psychique, le corps suspend la fertilité. C’est comme si notre inconscient nous interdisait d’être mère ou père alors que le désir d’enfant est bien réel et sincère. Si nécessaire, un suivi psychologique sera préconisée par les services d’AMP (PMA) pour se libérer.

Le couple face à l’infertilité et à l’AMP (PMA)

Il est clair que dès la découverte de l’infertilité par le couple, un long chemin peut commencer !

Une grande détresse psychologique

Le couple sera mis à rude épreuve durant toutes les étapes de l’AMP (PMA). En effet, il est primordial que le couple soit écouté et soutenu car il va devoir gérer toute une série d’émotions comme tristesse, colère, sentiment d’injustice, culpabilité, jalousie vis-à-vis des couples parents etc.

Il est important de pouvoir surmonter le sentiment de culpabilité d’être infertile car ce n’est pas une « faute ».

Il faut aussi composer avec l’entourage qui sans le vouloir ne trouve pas les bons mots et ne comprend pas la difficulté et souffrance du couple.

Le couple à l’épreuve du parcours de l’AMP (PMA)

Pas toujours facile de préserver son couple, son intimité et sa vie amoureuse entre les rendez-vous médicaux, les injections hormonales, rapports sexuels programmés et l’attente des résultats. Malgré tout, il sera important que le couple puisse partager des moments ou projets ensemble en dehors des protocoles médicaux d’AMP (PMA).

Rompre le cercle du stress

Des études ont montré que les femmes qui suivent un traitement contre l’infertilité avaient un stress similaire à celui des personnes atteintes de graves maladies. Le couple peut vite tomber dans un cercle vicieux car les différentes étapes d’AMP, les échecs, l’attente des résultats engendrent un stress. Ce stress qui a son tour peut impacter la fertilité. C’est pourquoi, il est nécessaire que le couple puisse être écouté et soutenu pour les aider à surmonter les hauts et bas émotionnels. L’apaisement des émotions pourrait jouer sur la réussite du projet bébé.

En plus du psychologue du service d’AMP (PMA), les médecines douces (méditation, hypnothérapie, etc.) sont aussi une excellente option pour retrouver de la sérénité durant cette épreuve difficile.

Partie 5 : La gestation pour autrui et l’adoption

Cette dernière partie du livre s’intéresse aux autres possibilités pour devenir parents. Malgré les nombreux progrès de la médecine, l’AMP (ou PMA) ne permet pas toujours de surmonter les obstacles de la fertilité.

La gestation pour autrui

La gestation pour autrui (GPA) reste illégale dans certains pays comme la France en vertu de la loi n°94-653 du 29 juillet 1994. Cette pratique consiste à faire porter un bébé durant toute la grossesse par une femme autre que celle qui sera la mère de l’enfant (appelée « mère porteuse »).

L’adoption

Autre possibilité pour devenir parent si l’AMP ne porte pas ses fruits : l’adoption. La procédure d’adoption reste également un long parcours qui peut prendre plusieurs années. Quelle soit dite plénière ou simple, en France ou à l’étranger : le couple devra faire preuve de patience et de persévérance. Mais quel bonheur d’offrir une famille à un enfant qui n’en avait pas la chance !

Mon avis sur ce livre : « 100 questions-réponses sur l’infertilité »

Ce livre est très facile à lire et permet d’avoir une bonne compréhension du monde de la PMA (AMP) et des problématiques qui y sont liées. Les réponses données par les experts apportent de la lumière sur certains angles de l’infertilité.

Je le conseille vivement à tous les couples qui se posent beaucoup de questions sur le sujet.  C’est un bon complément pour un prix tout à fait abordable.

J’espère que ce résumé vous aura plu et vous donnera l’envie de lire. Il faut quand même être honnête, il n’existe pas assez de livres en français sur ce sujet.

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